Archives de catégorie : Histoire

Le pont Kelly peint sur son propre lambris

Photo : Simon Pratte

Notre ami Simon a visité le site du pont Kelly au printemps 2020 et il en est revenu avec quelques vestiges du regretté pont, dont un bout de planche provenant du lambris. Par la suite, il a remis le morceau à l’artiste Martine Beaupré pour qu’elle réalise une nouvelle peinture. Comme pour les fois précédentes, le résultat est plutôt saisissant. L’oeuvre est superbe et on reconnait au premier coup d’oeil le pont Kelly. Un nouveau projet est déjà en branle avec des morceaux qui ont été récupérés suite à l’incendie du pont de la Calamité. Merci à Simon pour sa participation au billet du jour.

Au revoir, pont de la Calamité

Sylvie Crépeault Novembre 2009

C’est avec beaucoup d’émotions que j’ai transféré le pont de la Calamité dans la section des disparus. J’ai saisi cette occasion pour refaire la page de ce pont, une des rares que je n’avais pas encore migré vers le nouveau site. J’aimerais profiter de ce billet pour rendre un dernier hommage au pont de la Calamité en présentant une sélection de quelques photos de cette structure qui restera gravée dans le mémoire de tous les amateurs de ponts couverts, et des gens de La Sarre bien sûr. En introduction, nous pouvons voir la photo prise par mon amie Sylvie en novembre 2009 alors que son fameux projet Témoins de notre histoire débutait à peine. Cette photo avait d’ailleurs servi pour l’affiche annonçant son exposition…

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Par-delà les monts, deuxième partie

Photo : Gaétan Forest Octobre 1983

C’est avec une grande joie que je publie aujourd’hui la suite du captivant article de Gaétan Forest. Notre ami nous avait laissé avec d’importants travaux sur la route reliant St-Urbain à Grande-Baie et c’est là que débute la suite du récit. On y retrouve un pont couvert encore bien connu de nos jours, ainsi que d’autres que certains ont peut-être déjà eu la chance de traverser il y a longtemps. Merci à Gaétan pour son indispensable collaboration et pour le privilège qu’il nous accorde en partageant ses articles sur le blogue. Bon long congé!

Par-delà les monts (2e partie)

Le chemin de St-Urbain à Grande Baie (d’abord la route 56, puis l’actuelle 381) avait été grandement amélioré de 1931 à 1934, du village de Saint-Urbain à la limite nord du parc des Laurentides dans le comté de Charlevoix (voir Par-delà les monts, 1ère partie). Il y avait une autre section à parfaire dans les cantons Ferland et Boilleau, comté de Chicoutimi. Cette fois il s’agissait de travaux majeurs qui nécessitaient une relocalisation de la route sur une distance considérable.

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Une photo d’archives du pont de Routhierville

Marc Lajoie 1978, BAnQ E10,S44,SS1,D78-838

On retrouve plusieurs photos de Marc Lajoie dans les archives numérisées de BAnQ et plusieurs ont été partagées sur le blogue au fil du temps. La photo du jour, par contre, ne l’avait jamais été. On peut y voir le pont de Routhierville photographié en 1978 lors d’un reportage en Gaspésie. Je vous invite à consulter les 34 photos de ce fonds numérisé pour y découvrir d’autres éléments intéressants de notre patrimoine :

Photos inédites du pont des Venne

Pierre Duff Octobre 1977

Le pont des Venne se trouvait dans la section des disparus depuis déjà 5 ans, mais grâce aux archives de Pierre Duff, j’ai pu y ajouter plusieurs autres photos inédites. J’en ai aussi profité pour refaire la page de cette structure avec la nouvelle présentation. Rappelons que le pont Venne possédait plusieurs similitudes avec le pont Grandchamp. Il a été démoli et remplacé en 1979. Merci à Pierre pour les magnifiques photos du jour.

Un document historique sur les ponts couverts de Rimouski-Neigette

Le pont des Draveurs en 1977 (Photo : Macro-inventaire)

Le billet du jour contient un document d’archives de 142 pages publié en 1990. Il s’agit de l’évaluation patrimoniale des 5 ponts couverts qu’on retrouvait à cette époque sur le territoire de la municipalité régionale de comté de Rimouski-Neigette. Un peu plus de 30 ans plus tard, 2 ponts sont disparus, 2 autres ont été déplacés, et un seul est toujours en place sur son lieu d’origine. C’est une situation préoccupante. Il est important de tout mettre en place pour protéger nos ponts couverts. Merci à Gérald Arbour et Carl Johnson pour l’accès à ce document inédit.

Par-delà les monts, partie 1

Source : Rapport du ministère de la Voirie (1935)

C’est avec un nouvel article inédit signé Gaétan Forest que le mois d’avril s’apprête à tirer sa révérence. Cette fois, notre ami s’intéresse à l’histoire des voies terrestres reliant Charlevoix au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Bien sûr, comme le veut la tradition, nous ferons la rencontre de personnages ayant laissé leur marque au Québec, et nous découvrirons les ponts couverts qui ont permis de traverser les rivières sillonnant ces 2 régions aux paysages grandioses et très escarpés. La bonne nouvelle, c’est qu’il s’agit de la première partie d’un captivant texte dont la suite sera publiée ultérieurement. Je tiens à remercier chaleureusement Gaétan pour sa précieuse collaboration. Le blogue est vraiment très choyé d’accueillir des textes d’une si grande qualité.

Par-delà les monts (1ère partie)

Le Royaume du Saguenay était jusqu’alors réservé exclusivement au monopole de la Compagnie de la Baie d’Hudson pour la traite des fourrures. Un permis de coupe accordé à la compagnie par le gouvernement du Bas-Canada en 1836 favorisa la diversification des activités par l’exploitation des riches pinières du Saguenay et l’ouverture du territoire à la colonisation. L’industriel William Price se joignit à la partie et joua ses cartes. Une goélette affrétée à La Malbaie par la Société du Saguenay remonta la rivière Saguenay en mai 1838. Après avoir laissé quelques hommes et du matériel pour construire deux scieries, l’une à l’anse des Petites-Îles (canton Saguenay), l’autre à l’anse au Cheval (canton Dumas), la goélette jeta l’ancre à l’anse Saint-Jean où elle laissa du matériel et quelques hommes qui se joignirent à ceux qui étaient déjà arrivés par voie de terre et qui préparaient le terrain pour construire une troisième scierie. Pendant que le capitaine de la goélette faisait hisser les voiles et retournait chercher de nouvelles recrues à la Malbaie, quatorze hommes poursuivirent leur voyage vers l’amont à bord de deux embarcations pour finalement accoster sur les battures de la baie des Ha! Ha!, le 11 juin 1838. Les colons choisirent un terrain à l’embouchure de la rivière des Ha! Ha! pour y construire un quatrième moulin à scie. Ces pionniers formèrent le premier noyau de peuplement du secteur de la Grande-Baie (La Baie). 1

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Taschereau, Abitibi : découvrons le pont 61-02-16

Pierre Duff Avril 1976

Pour terminer la semaine, nous faisons un saut du côté de Taschereau, en Abitibi-Témiscamingue. Je suis très heureux de pouvoir ajouter une nouvelle structure dans la section des ponts disparus grâce aux magnifiques photos d’archives de notre collaborateur Pierre Duff. Situé sur le Chemin des Pionniers, le pont 61-02-16 n’a jamais eu de nom officiel. Même si l’année 1946 est mentionnée comme date de construction dans une publication du MTQ, le style de ce pont semble plus ancien que celui de la moyenne des ponts couverts construits en Abitibi. Il serait donc plus plausible qu’il ait été construit dans les années 20 puisque ce chemin était déjà ouvert. Ce pont était pourvu de courtes passerelles en bois, lesquelles étaient supportées par un chevalet. Bien qu’il mesurait 81 pieds, sa longueur totale était de 141 pieds si on compte ces approches. Cette structure, qui permettait de traverser la rivière Bellefeuille, a été remplacée en 1977 par un pont béton-acier. Notre ami Pierre, que je remercie beaucoup pour les photos d’archives,  a donc eu de la chance de le visiter l’année précédant sa démolition. Merci aussi à Gaétan pour la fiche du pont.

Un nouveau texte inédit signé Gaétan Forest

Photo : Pascal Conner Octobre 2008

Nous avons droit à un beau cadeau pour terminer la semaine, soit un article tout chaud signé de la plume de Gaétan Forest. Cette fois, notre ami nous raconte un pan de l’histoire de St-Mathieu-du-Parc par l’entremise des premiers colons ayant occupé ce territoire. Bien sûr, des thèmes incontournables sont abordés comme les routes et les rivières, l’église, les moulins et les scieries et évidemment le célèbre pont couvert qu’il est toujours possible de traverser de nos jours. De plus, au fil du texte, nous faisons la rencontre de personnages historiques et de pionniers qui ont forgé l’histoire de cette belle région. Un immense merci à Gaétan pour sa collaboration spéciale. Un tel article, qui nécessite des heures incalculables de recherche,  pourrait aisément être publié dans une revue historique, mais c’est sur ce blogue qu’il a choisi de le partager. Sans plus tarder, passons à ce texte tout frais dont le titre nous accroche dès le départ…

On n’entend plus sonner la cloche à la chute à Magnan

On retrouve plus d’une « chute à Magnan » au nord du Saint-Laurent. Il en existe une sur la rivière du Loup entre Charette et Saint-Paulin, dans le comté de Maskinongé, une autre sur la rivière Ouareau, près de Rawdon, dans Lanaudière, une cascade spectaculaire ayant servi de décor pour des tournages de séries télévisées. Une autre chute du même nom, plus discrète mais au charme indéniable, se trouve sur la rivière Shawinigan à Saint-Mathieu-du-Parc dans le comté de Saint-Maurice. Un magnifique pont couvert (61-65-01) la surplombe depuis 1936.

Le pont de Saint-Mathieu (61-65-01) surplombant la chute à Magnan sur la rivière Shawinigan. Photo : Gaétan Forest, mars 1979.

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À la découverte du pont du Cran-Serré


Grâce aux photos d’archives exclusives de Pierre Duff, la semaine se termine par l’ajout d’une nouvelle structure dans la section des ponts disparus. Situé à St-Thomas-d’Aquin (maintenant Lac-Bouchette), sur le Chemin de la Montagne, le pont du Cran-Serré disposait d’un environnement assez impressionnant. En effet, le pont doit son nom au fait qu’à cet endroit, la rivière Ouiatchouan est étroite et bordée d’un cran, comme le montre la magnifique photo en introduction du billet. On ignore la date exacte de construction de ce pont de 73 pieds, mais on la situe vers 1910. Cette structure, également connue sous le nom de pont Rouge, était située entre le lac des Commissaires et le lac Bouchette. Ce pont avait subi de nombreuses restaurations avant d’être malheureusement incendié en 1978. Un énorme merci à Pierre pour les superbes photos d’archives, ainsi qu’à Gaétan pour la fiche technique du pont.