Archives de catégorie : Histoire

La signature de l’ingénieur

Photo : William Maxant, 24 juillet 1940.

Notre ami Gaétan n’a pas chômé depuis la parution de Par-delà les monts, un article publié il y a deux mois. Juste au moment où le blogue prendra une petite pause pour les vacances estivales, Gaétan revient en force avec un nouvel article qui l’a tenu occupé pendant plusieurs semaines. Nous nous dirigeons cette fois dans le Canton Dumas, au Saguenay, où en plus de découvrir des ponts couverts bien particuliers, nous pourrons renouer avec quelques personnages célèbres rencontrés précédemment dans d’autres articles, dont Georges Barrette et Joseph-Narcisse Gastonguay. D’ailleurs, tous ces articles peuvent être consultés sur la page Histoires de ponts. J’aimerais remercier chaleureusement Gaétan pour sa précieuse collaboration au blogue, ainsi que pour le privilège qu’il nous accorde en nous permettant de publier ses textes. Bonnes vacances et à très bientôt!

La signature de l’ingénieur

Le canton Dumas était un territoire de chasse et de pêche fréquenté par les peuples autochtones qui « cabanaient » (avaient leurs campements) dans la vallée de la rivière Petit-Saguenay qu’ils appelaient Chwutsèocibu (rivière de Feu). La Compagnie de la Baie d’Hudson se livrait aussi à la pêche au saumon et à la traite des fourrures avec les autochtones de la région. En avril 1838, une goélette affrétée à La Malbaie par Thomas Simard pour le compte de la Société des Vingt-et-un accosta d’abord à l’Anse des Petites-Îles, puis à l’Anse au Cheval. La Société laissa à chacune de ces anses une poignée d’ouvriers et de bûcherons avec pour mandat la construction d’une scierie. L’occupation du territoire par les Charlevoisiens se fit d’abord dans le but d’exploiter les ressources forestières, en particulier les billots de pin blanc et de pin rouge. D’autres scieries seront construites par François Guay à l’Anse St-Étienne et à l’Anse de Petit-Saguenay en 1844. L’industriel forestier William Price s’en portera acquéreur, fera agrandir les moulins et construire un barrage ainsi qu’une dalle et des estacades sur la rivière Petit-Saguenay. Le poste de Petit-Saguenay deviendra alors le centre administratif de la compagnie sous la direction de son fils, David Edward Price. 1

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La St-Jean et le pont Maurice-Duplessis

Pierre Duff Septembre 1990

J’ai toujours associé le Pont Maurice-Duplessis à la Fête nationale, uniquement à cause de ses couleurs, soit le bleu et le blanc. Je profite donc du billet du jour pour publier 2 photos d’archives inédites de cette structure prise par notre ami Pierre Duff. Celle en introduction date de 1990 alors que le pont était fraîchement peint et en grande forme. Celle ci-bas nous ramène en 1976 alors qu’on pouvait encore admirer des avant-ponts. J’en profite d’ailleurs pour remercier Pierre pour le partage de ses magnifiques photos. Grâce à ce précieux collaborateur, plusieurs surprises sont encore à venir, dont des ponts disparus inédits. 

BONNE FÊTE NATIONALE

Pierre Duff Avril 1976

Restauration : le pont Leclerc a été déplacé

Louise Chartré Juin 2021

On comprend mieux maintenant pourquoi une structure temporaire a été placée juste à côté du pont Leclerc. Mercredi dernier, le pont couvert a été soulevé, puis déposé sur cette structure, libérant ainsi le site original pour y travailler. Lorsque les travaux seront terminés, on redéplacera le pont Leclerc où il a toujours été. La nouvelle qui en a surpris plus d’un est que le pont Leclerc n’aura aucune restriction de charge une fois les travaux complétés. En effet, le pont couvert serait déposé au-dessus d’une nouvelle structure, sans toutefois lui toucher, ce qui fait en sorte qu’il demeurera autoportant. Tous les détails, ainsi que plusieurs photos du pont déplacés, se trouvent dans cet article publié sur le site Web de Radio-Canada Abitibi-Témiscamingue :

La fin des travaux est prévue pour le mois de septembre.

Le pont Kelly peint sur son propre lambris

Photo : Simon Pratte

Notre ami Simon a visité le site du pont Kelly au printemps 2020 et il en est revenu avec quelques vestiges du regretté pont, dont un bout de planche provenant du lambris. Par la suite, il a remis le morceau à l’artiste Martine Beaupré pour qu’elle réalise une nouvelle peinture. Comme pour les fois précédentes, le résultat est plutôt saisissant. L’oeuvre est superbe et on reconnait au premier coup d’oeil le pont Kelly. Un nouveau projet est déjà en branle avec des morceaux qui ont été récupérés suite à l’incendie du pont de la Calamité. Merci à Simon pour sa participation au billet du jour.

Au revoir, pont de la Calamité

Sylvie Crépeault Novembre 2009

C’est avec beaucoup d’émotions que j’ai transféré le pont de la Calamité dans la section des disparus. J’ai saisi cette occasion pour refaire la page de ce pont, une des rares que je n’avais pas encore migré vers le nouveau site. J’aimerais profiter de ce billet pour rendre un dernier hommage au pont de la Calamité en présentant une sélection de quelques photos de cette structure qui restera gravée dans le mémoire de tous les amateurs de ponts couverts, et des gens de La Sarre bien sûr. En introduction, nous pouvons voir la photo prise par mon amie Sylvie en novembre 2009 alors que son fameux projet Témoins de notre histoire débutait à peine. Cette photo avait d’ailleurs servi pour l’affiche annonçant son exposition…

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Par-delà les monts, deuxième partie

Photo : Gaétan Forest Octobre 1983

C’est avec une grande joie que je publie aujourd’hui la suite du captivant article de Gaétan Forest. Notre ami nous avait laissé avec d’importants travaux sur la route reliant St-Urbain à Grande-Baie et c’est là que débute la suite du récit. On y retrouve un pont couvert encore bien connu de nos jours, ainsi que d’autres que certains ont peut-être déjà eu la chance de traverser il y a longtemps. Merci à Gaétan pour son indispensable collaboration et pour le privilège qu’il nous accorde en partageant ses articles sur le blogue. Bon long congé!

Par-delà les monts (2e partie)

Le chemin de St-Urbain à Grande Baie (d’abord la route 56, puis l’actuelle 381) avait été grandement amélioré de 1931 à 1934, du village de Saint-Urbain à la limite nord du parc des Laurentides dans le comté de Charlevoix (voir Par-delà les monts, 1ère partie). Il y avait une autre section à parfaire dans les cantons Ferland et Boilleau, comté de Chicoutimi. Cette fois il s’agissait de travaux majeurs qui nécessitaient une relocalisation de la route sur une distance considérable.

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Une photo d’archives du pont de Routhierville

Marc Lajoie 1978, BAnQ E10,S44,SS1,D78-838

On retrouve plusieurs photos de Marc Lajoie dans les archives numérisées de BAnQ et plusieurs ont été partagées sur le blogue au fil du temps. La photo du jour, par contre, ne l’avait jamais été. On peut y voir le pont de Routhierville photographié en 1978 lors d’un reportage en Gaspésie. Je vous invite à consulter les 34 photos de ce fonds numérisé pour y découvrir d’autres éléments intéressants de notre patrimoine :

Photos inédites du pont des Venne

Pierre Duff Octobre 1977

Le pont des Venne se trouvait dans la section des disparus depuis déjà 5 ans, mais grâce aux archives de Pierre Duff, j’ai pu y ajouter plusieurs autres photos inédites. J’en ai aussi profité pour refaire la page de cette structure avec la nouvelle présentation. Rappelons que le pont Venne possédait plusieurs similitudes avec le pont Grandchamp. Il a été démoli et remplacé en 1979. Merci à Pierre pour les magnifiques photos du jour.

Un document historique sur les ponts couverts de Rimouski-Neigette

Le pont des Draveurs en 1977 (Photo : Macro-inventaire)

Le billet du jour contient un document d’archives de 142 pages publié en 1990. Il s’agit de l’évaluation patrimoniale des 5 ponts couverts qu’on retrouvait à cette époque sur le territoire de la municipalité régionale de comté de Rimouski-Neigette. Un peu plus de 30 ans plus tard, 2 ponts sont disparus, 2 autres ont été déplacés, et un seul est toujours en place sur son lieu d’origine. C’est une situation préoccupante. Il est important de tout mettre en place pour protéger nos ponts couverts. Merci à Gérald Arbour et Carl Johnson pour l’accès à ce document inédit.

Par-delà les monts, partie 1

Source : Rapport du ministère de la Voirie (1935)

C’est avec un nouvel article inédit signé Gaétan Forest que le mois d’avril s’apprête à tirer sa révérence. Cette fois, notre ami s’intéresse à l’histoire des voies terrestres reliant Charlevoix au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Bien sûr, comme le veut la tradition, nous ferons la rencontre de personnages ayant laissé leur marque au Québec, et nous découvrirons les ponts couverts qui ont permis de traverser les rivières sillonnant ces 2 régions aux paysages grandioses et très escarpés. La bonne nouvelle, c’est qu’il s’agit de la première partie d’un captivant texte dont la suite sera publiée ultérieurement. Je tiens à remercier chaleureusement Gaétan pour sa précieuse collaboration. Le blogue est vraiment très choyé d’accueillir des textes d’une si grande qualité.

Par-delà les monts (1ère partie)

Le Royaume du Saguenay était jusqu’alors réservé exclusivement au monopole de la Compagnie de la Baie d’Hudson pour la traite des fourrures. Un permis de coupe accordé à la compagnie par le gouvernement du Bas-Canada en 1836 favorisa la diversification des activités par l’exploitation des riches pinières du Saguenay et l’ouverture du territoire à la colonisation. L’industriel William Price se joignit à la partie et joua ses cartes. Une goélette affrétée à La Malbaie par la Société du Saguenay remonta la rivière Saguenay en mai 1838. Après avoir laissé quelques hommes et du matériel pour construire deux scieries, l’une à l’anse des Petites-Îles (canton Saguenay), l’autre à l’anse au Cheval (canton Dumas), la goélette jeta l’ancre à l’anse Saint-Jean où elle laissa du matériel et quelques hommes qui se joignirent à ceux qui étaient déjà arrivés par voie de terre et qui préparaient le terrain pour construire une troisième scierie. Pendant que le capitaine de la goélette faisait hisser les voiles et retournait chercher de nouvelles recrues à la Malbaie, quatorze hommes poursuivirent leur voyage vers l’amont à bord de deux embarcations pour finalement accoster sur les battures de la baie des Ha! Ha!, le 11 juin 1838. Les colons choisirent un terrain à l’embouchure de la rivière des Ha! Ha! pour y construire un quatrième moulin à scie. Ces pionniers formèrent le premier noyau de peuplement du secteur de la Grande-Baie (La Baie). 1

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