Avant de se laisser pour quelques jours à cause du long congé, nous avons droit à une belle surprise de la part de notre ami Gaétan Forest. En effet, ce tout nouvel article qu’il a rédigé le mois dernier nous replonge en plein projet de colonisation dans le secteur du Canton Laas. Pas moins de trois ponts couverts sont abordés dans cet article riche en renseignements historiques. Je connais quelques amateurs de ponts couverts qui songent à se rendre au pont du Canton Laas cet été. Parions que la lecture de ce billet donnera une autre perspective à leur aventure. Merci à Gaétan pour cet excellent article qui représente comme à chaque fois des heures incalculables de recherche.
Afin d’apprécier ce billet à sa juste valeur, le blogue sera de retour mercredi…
Des projets de colonies pour l’après-guerre
En novembre 1948, l’ingénieur forestier Guy Samson, de Québec, se rendit en Abitibi pour faire un travail de reconnaissance en vue de préparer l’ouverture du canton Laas à la colonisation. Les lots de ce canton, ainsi que ceux de Hurault et de Comtois, avaient été délimités deux ans plus tôt par le ministère de la Colonisation, qui en avait fait également l’inventaire forestier complet. Le gouvernement Duplessis avait mis en place une politique dite de « moto-colonisation » qui permettait d’accélérer le défrichement au moyen de béliers mécaniques. Le plan prévoyait le déboisement mécanisé partiel des lots sur une superficie d’environ 3 hectares, le bois récolté devant servir à la construction des maisons. Le canton Despinassy a été ainsi ouvert à la colonisation et la paroisse Saint-Hyacinthe-de-Despinassy fut fondée en 1949. Puis les autres cantons au nord, dont Laas, devinrent le nouvel objectif des missionnaires-colonisateurs.



























