Quelques anecdotes sur le pont couvert Prud’Homme

Photo : Gérald Arbour (1983)

Le site Web de la municipalité de Brébeuf accorde une place de choix au pont Prud’Homme. On y retrouve des anecdotes assez méconnues à propos de la légendaire structure. En voici quelques-unes, agrémentées de photos d’archives exclusives sur le site des ponts couverts…

 

Les travaux de construction du pont débutèrent la première semaine d’octobre 1918 pour se terminer le 11 novembre 1918. Il ne fallut donc que 6 semaines pour construire le pont sous la supervision de Bernardin Durocher, de Ville-Marie. Le coût total de la construction est de $6,000.00

Gaston Gervais, pionnier de Mont-Tremblant (1899-2002), avait confirmé à Gérard Prud’homme que le bois d’épinette ayant servi à la construction du pont avait été coupé au pied du Mont-Tremblant, à l’endroit du carrefour giratoire du lac Tremblant (ancien emplacement de l’hôtel Meilleur). Le transport du bois se faisait par la voie des eaux à partir du Lac Tremblant, via la petite Rivière Cachée se jetant dans la Rivière du Diable jusqu’à Saint-Jovite, pour être scié selon les plans et finalement être remis à l’eau jusqu’à destination.

Les travaux prirent fin le jour de la déclaration de la fin de la guerre, c’est-à-dire l’armistice.  Tous les ouvriers sont allés  » fêter en grande  » au village!

Photo : Gérald Arbour (1983)

La première voiture à passer sur le tablier du pont fut celle d’Harmel Perreault, résidant alors de Crystal Fall, le 22 octobre 1918, en revenant d’aller faire baptiser Lucille, sa fille aînée, à l’église de Brébeuf.  Le matin, ils avaient dû passer sur le chaland.

Alphonse Prud’homme s’était engagé bénévolement à épandre de la neige dans le pont pour permettre le passage des traîneaux en hiver.  Cet engagement dura près de 40 ans.

Photo : André Goossens (1984)

Un graffiti très artistique avait été gravé dans le bois par Lionel Savard, ancien draveur.  Ce panneau a été remplacé lors de la restauration du pont en 1996.

À travers le temps, plusieurs ponts couverts ont disparu, soit par la crue des eaux, la glace, le vent et même le feu.  Le pont Prud’homme est depuis longtemps protégé par une médaille déposée avec ferveur par la famille l’ayant mis sous la protection de Saint-Antoine.

 

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